Posturologie
Comprendre les capteurs qui règlent l'équilibre du corps.
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Une jambe « plus courte » que l'autre est un motif fréquent de prescription de semelles orthopédiques. Mais toutes les inégalités de longueur ne se valent pas — et la confusion entre les deux types retarde parfois la bonne prise en charge.
Il existe les inégalités anatomiques de longueur de jambe — liées à un trouble de croissance ou à une séquelle de fracture — et les inégalités fonctionnelles, qui résultent d'un déséquilibre postural : blocage du bassin, tension musculaire asymétrique. Seules les premières sont de vraies différences de longueur osseuse.
Face à une jambe qui « paraît » plus courte, la solution la plus proposée est une semelle de compensation — comme si la différence était forcément structurelle. Or, quand l'inégalité est fonctionnelle, la semelle ne corrige rien à la source : elle peut, dans certains cas, ne pas corriger la cause et entretenir la compensation posturale.
Une mesure sur radiographie dépend beaucoup de la position du patient au moment du cliché et de l'affaissement de la voûte plantaire, qui varie selon l'appui. C'est l'examen clinique, en mouvement et en charge, qui permet de distinguer une différence réelle d'une compensation fonctionnelle.
Quand l'inégalité est fonctionnelle, une séance suffit souvent à rééquilibrer le bassin et à faire disparaître la différence perçue — sans avoir besoin de semelles sur mesure. Un avis ostéopathique avant la prescription de semelles permet d'éviter une dépense inutile et de traiter la vraie cause de la gêne.
Un bassin qui semble penché, une épaule plus haute, une usure inégale des semelles de chaussures, une gêne du bas du dos, de la hanche ou du genou d'un seul côté : ces signes peuvent évoquer une inégalité, mais ils peuvent aussi venir d'une compensation posturale. Seul un examen permet de trancher.
L'examen se fait debout, couché et en mouvement : observation de la posture et des appuis, mobilité du bassin, du rachis, des hanches et des pieds, tests de longueur en différentes positions. Le but est de distinguer une différence réelle de longueur (anatomique) d'une différence apparente (fonctionnelle).
Chez l'enfant en croissance, en cas de douleur persistante, d'antécédent de fracture ou de chirurgie, ou de suspicion de différence réelle, un avis médical (médecin, orthopédiste) et, si besoin, un examen d'imagerie sont indiqués. L'ostéopathie n'a pas vocation à remettre en cause une prescription de semelles faite sur indication médicale, mais elle aide à poser la bonne indication, à discuter le bon type de semelles, et à aider le patient à s'adapter aux semelles.
De plus, un bilan ostéopathique est conseillé avant le bilan podologique, afin que le podologue ne soit pas perturbé par des dysfonctionnements biomécaniques.
Elle ne remplace ni le médecin, ni le podologue, ni la rééducation prescrite. Elle s'y ajoute lorsque la différence est fonctionnelle.
Par un examen clinique, debout, couché et en mouvement. En cas de doute ou chez l'enfant, un avis médical est recommandé.
Pas forcément : certaines semelles sont indiquées après un avis médical. L'objectif est d'éviter d'en prescrire quand la différence est seulement fonctionnelle.
Pas systématiquement. L'examen clinique vient en premier ; une imagerie est demandée par le médecin si nécessaire.
Cela dépend de la situation. Un bilan permet de savoir s'il s'agit d'une différence fonctionnelle et de définir la suite.
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